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Conclusion


Alexandre Soljenitsyne séduit. Pour quelqu’un qui n’aime pas les médiateurs en général et prend ses distances avec les journalistes, il est d’une télégénie remarquable, qui éclate dès l’émission " Apostrophes " de 1975. Il séduit par son sourire, son naturel, la fraîcheur d’une langue qui s’exprime simplement par images, son énergie. Il se sert spontanément de ses talents d’acteur pour mieux faire comprendre ce qu’il veut dire ; totalement impliqué dans ses paroles, il parle aussi avec son corps et les expressions de son visage. Cela est particulièrement visible dans les " Dossiers de l’Ecran " en 1976. Et s’il s’est un peu assagi quelques années plus tard, une impression de force et de solidité émane toujours de lui. C’est un bon " client " pour les présentateurs de télévision. Celle-ci ne peut donc qu’être preneuse quand l’éditeur Claude Durand, devenu un proche de l’écrivain, propose document inédit ou exclusivité mondiale à Cavendish.

A cet égard, le tandem Claude Durand - Bernard Pivot fonctionne parfaitement et joue un rôle important dans la médiatisation de Soljenitsyne en France. Il devient célèbre bien au-delà du cercle de ses lecteurs : la plupart des Français mettent un visage sur son nom. Le pari des autorités soviétiques est de ce point de vue un échec et, en tenant compte de la propre réclusion de l’écrivain entre 1978 et 1993 — avec une exception pour la France en 1983 — , l’écrivain n’a cessé d’intéresser les médias. Sans doute parce qu’il est plus qu’un dissident soviétique.

Comment qualifier ce charisme du personnage ? Les journalistes recourent unanimement à un vocabulaire religieux. Il faut bien sûr tenir compte de la tendance de ce petit milieu à s’autoréférer : il suffit que quelques autorités qu’il se reconnaît utilisent un terme pour que la grande majorité de leurs confrères le reprennent. Et la barbe de Soljenitsyne, qui apparemment fascine les commentateurs, appelle des rapprochements faciles (le prophète, ou même le Christ). Néanmoins, la persistance de ce vocabulaire tout au long de la période indique qu’il y a là plus qu’un effet de reprise. " Prophète " est le terme qui réapparaît le plus souvent, pour qualifier celui qui consacre sa vie à la lutte contre le communisme. Lors de son expulsion en 1974, le dessinateur Plantu le croque en Christ portant sa croix, composée de la faucille et du marteau. L’admiration pour l’homme et son courage est générale, ainsi que pour sa détermination à aller jusqu’au bout de son combat, jusqu’au sacrifice ultime.

L’Occident n’est plus habitué à ce style de caractère, qu’il a connu à certains égards dans sa tradition : celui de l’homme juste qui se lève, seul, contre le pouvoir tyrannique. Qu’il le fasse avec sa plume ne peut qu’être plus séduisant dans un pays qui aime les intellectuels. On le compare à Zola, mais surtout à Hugo et Tolstoï. Ce qui plaît au public déplaît par contre des années plus tard à la critique (quand il n’y a plus à lutter contre le communisme), pour qui l’art n’est pas le lieu d’un combat et doit se suffire à lui-même. Ce que ne seraient pas les livres de Soljenitsyne. Et au cours de la période, la vente de ses livres retrouve des niveaux plus modestes que dans la première moitié des années soixante-dix, où ils étaient des " best sellers ". Il a surtout été très célèbre à ce moment, car il était au cœur des conflits : l’apparente régularité avec laquelle il apparaît à la télévision ne doit pas tromper. La médiatisation a surtout été importante dans les années soixante-dix.

Le prophète ne se contente pas de condamner le régime soviétique : dès 1975, on veut séparer le témoin, " admirable ", celui qui a sacrifié tout à sa lutte contre le régime, et celui qui " prophétise ", en utilisant cette fois-ci le mot dans un sens négatif, quand il donne son avis sur la politique internationale et l’état moral et spirituel des démocraties. On comprend qu’il ait souffert dans les camps, mais cette souffrance ne lui donne pas le droit de juger le monde occidental auquel, prétend-on, il ne connaît rien. Soljenitsyne gêne les politiques comme les intellectuels et les journalistes ; chacun trouve en effet dans son discours de quoi être agacé. Cet agacement se fait de plus en plus sentir au fur et à mesure que le choc de la publication de l’Archipel du Goulag s’éloigne, et que Soljenitsyne devient un homme installé, en toute sécurité, en Suisse puis aux Etats-Unis ; son passé malgré tout reste prenant et en 1989, un homme comme Pierre Bergé illustre bien le discours en vogue : hommage obligé au résistant, au témoin, à l’écrivain, mais critique sévère de ses propos et ses idées " rétrogrades " et " slavophiles ". La télévision le montre vieillissant, ce qui renforce cette impression d’un passage du statut de prophète à celui d’imprécateur, qui finit par lasser.

 
L’irruption dans le domaine de la politique — dévolu à des professionnels — d’un témoin " diseur de vérité ", d’un prophète au sens où il révèle des vérités auxquelles le commun est aveugle, chamboule tout. La force de la vérité, l’évidence de la révélation absolue, surgissent dans le monde des tractations diverses qui est celui de la politique. L’accueil de Soljenitsyne n’a jamais été inconditionnel. En 1976 (deux ans après la parution du premier tome de l’Archipel, celui qui crée l’" affaire ") on voit en lui un " bloc de certitudes ", quelqu’un qui parle sans nuances, un simplificateur à outrance : ce qui est sans doute aggravé à la télévision, qui n’est pas le lieu des discours nuancés. Et la vision que les médias ont de Soljenitsyne doit plus à ses interventions publiques, aux polémiques qu’elles soulèvent, qu’à son œuvre,  riche et subtile.

On le dit simplificateur : d’abord parce qu’il ne se contente pas de condamner le régime soviétique, mais réprouve le communisme dans son ensemble ainsi que toute révolution. C’est une réaction de protection de la part de ses contempteurs : Soljenitsyne devient tel quand il s’attaque à leurs propres certitudes, et leurs réponses sont teintées d’idéologie. C’est bien sûr le cas, exemplaire, des communistes, mais aussi d’une bonne partie de la gauche qui n’accepte pas tout de suite l’idée que tout régime communiste s’apparente au régime soviétique. Jean Daniel, qui est pourtant un de ceux qui se conduit le plus dignement, ne comprend pas les avertissements du dissident sur l’avenir probable du Vietnam devenu communiste et parle de ses " obsessions ". L’exemple du Monde est encore plus révélateur : dans les années soixante-dix, il attaque le dissident car il voudrait sauver le marxisme-léninisme de la débandade soviétique. Quelle a été l’influence de Soljenitsyne sur la vision de l’Union soviétique ? Non seulement il n’a pas à lui seul contribué à la dissipation des illusions sur le communisme en France : il a fallu que s’accumulent les révélations de Jean Pasqualini et de Simon Leys sur la Chine maoïste, l’atrocité du génocide khmer au Cambodge, les " boat-people " vietnamiens, l’invasion de l’Afghanistan, l’Etat d’urgence décrété en Pologne avec l’arrestation d’ouvriers (tout cela fait beaucoup !) pour qu’il soit définitivement laminé ; mais en plus, les espérances sur la possibilité de réforme du régime soviétique ont perduré jusqu’à la fin de l’URSS en 1991 : que l’on songe à la " gorbymania " à partir de 1985, et à l’enthousiasme suscité par l’entreprise de perestroïka et de glasnost de Mikhaïl Gorbatchev. Et le climat qui a accueilli la sortie du Livre noir du communisme en 1997 n’était toujours pas exempt de passions idéologiques.

Soljenitsyne sait l’art de mettre les pieds dans le plat des passions françaises (et une dernière fois en Vendée) et les flèches qu’on lui lance sont parfois destinées de fait aux adversaires. Il est ainsi l’enjeu d’une querelle entre les socialistes et les communistes dans les années soixante-dix. A contrario, le " calme " qui règne au début des années quatre-vingt, après l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir et au moment où le PCF est en chute libre, fait que la dimension " ennemi du communisme " lui donne une reconnaissance large et l’emporte sur les désaccords avec sa pensée. Mais ceux-ci existent toujours (voir la petite polémique sur Nos Pluralistes), et sont prêts à ressurgir en temps voulu. On essaie alors de disqualifier ses propos en traitant Soljenitsyne de " slavophile ", " mage grand-russien ". C’est-à-dire en mettant l’accent sur son caractère étranger, étranger au nôtre, qui ne nous comprend pas et dont on peut par conséquent négliger les appels à plus de fermeté, plus de spiritualité, de la part de l’Occident matérialiste.

Sa vision sévère est liée à son combat contre le communisme, il est vain de vouloir les séparer. Et voilà que ce qui plaisait tant chez lui, cet idéalisme absolu, ce caractère d’écrivain-moine-soldat irritent au plus haut point quand il se tourne vers notre monde. Sa critique des fondements des sociétés modernes est radicale ; le communisme est un enfant de l’Occident. Profondément anti-libéral, il ne croit pas au sujet souverain se posant face à un monde réifié et rejetant toute velléité de transcendance à soi. Sa foi le guide, non la liste des droits de l’homme. Il ne croit pas en l’universalité de la démocratie occidentale. Il croit en la pluralité du monde, et chaque pays doit trouver sa voie. Soljenitsyne ne peut donc que déplaire, d’autant plus qu’il se moque de choquer les susceptibilités et dit ce qu’il croit bon de dire. C’est sa " russité ", qui prend de plus en plus le dessus, qui insupporte ; l’Occident ne sait pas être tolérant pour une voix réellement étrangère.

Nuançons. Le message spirituel de Soljenitsyne trouve un écho. Chez les chrétiens au premier chef, comme Maurice Clavel et André Frossard, les plus enthousiastes. Chrétien orthodoxe, il ne cantonne pas sa foi dans une petite sphère privée afin qu’elle ne dérange personne, mais la vit au travers de sa pensée et de ses actes. C’est un appel pour les chrétiens à " ne pas avoir peur ", pour reprendre les mots de Jean-Paul II. Les libéraux n’évoquent pas trop ce qui les sépare du dissident car ce qu’il leur apporte (son anticommunisme) est bien plus important que le reste. Il a suscité une réflexion sur la nature du totalitarisme, et par ricochet de nos démocraties. Pour les autres, le " prophète " irrite en même temps qu’il attire : le doute, base de toute pensée valable, est érigé en norme en Europe, mais pointe une nostalgie, une envie pour quelqu’un qui est capable de croire, d’agir en fonction de sa pensée. Et celle-ci n’est pas une idéologie. Car Soljenitsyne est un réaliste, et ses prophéties sont autant des dévoilements de la vérité cachée, une pensée vivante qui appelle les choses par leur nom, ne se sclérose pas en " slogans éculés " (Maurice Clavel), si nombreux à cette époque. Elle est une brise qui ouvre à grand fracas les fenêtres d’une pièce où l’air devenait irrespirable. Sa grandeur frappe, mais elle paraît en même temps inaccessible, car sous-tendue par une morale qui n’est plus la nôtre. Et rapidement, le besoin se fait sentir de refermer les fenêtres, des voix crient que la pièce a été suffisamment aérée comme cela.

 

A la fin de notre période, quand l’URSS, pays dont l’histoire a longtemps coïncidé avec les espoirs de millions d’êtres, s’écroule et qu’il ne reste plus que la Russie, puissance régionale, l’identité de Soljenitsyne se " déseuropéanise " et se " russifie " aux yeux des Occidentaux. Lui-même, qui ne s’intéressait à l’Occident autant qu’il pouvait s’affermir et ainsi contenir le communisme, se tourne définitivement vers la Russie. Sa nouvelle tâche semble ne concerner qu’elle. Il semble qu’il n’a plus rien à nous dire, et la déférence qu’on lui porte est proportionnelle à l’indifférence à sa parole. Mais restent l’exemple de son destin, de son amour de la liberté et sa leçon de destruction des idéologies.





                                   Sources et bibliographie


Sources

 

Archives de l'INA, Institut national de l'Audiovisuel

La banque de données de l'INA répertorie un certain nombre d'émissions avec ou consacrées à Soljenitsyne, mais toutes ne sont pas disponibles : le dépôt légal n'est en effet obligatoire que depuis le 1er janvier 1995, et les fonds sont lacunaires. Pour cette raison, nous n'avons pas pu étudier "Ouvrez les guillemets" et "Italiques", deux émissions littéraires consacrées à l'Archipel du Goulag et diffusées en 1974.

De plus, les documents antérieurs à 1986 ne sont pas tous visibles en raison des formats d'enregistrement qui étaient différents de ceux en vigueur actuellement. Ainsi n'ont pas pu être visionnés : "L'invité du Jeudi" avec Bernard de Fallois (1981), "Un spectateur engagé : Raymond Aron" (1982) et "Apostrophes" avec Louis Martinez, traducteur du Premier Cercle de Soljenitsyne (1982). Les copies se font au compte-gouttes.

Ont été étudiées :

Dans la Base Imago 2 : cinq émissions avec la présence d'Alexandre Soljenitsyne rythment la période étudiée :

- "Apostrophes", A2, 11 avril 1975

- "Dossiers de l'Ecran", A2, 9 mars 1976

- "Apostrophes", A2, 9 décembre 1983. Emission tournée dans le Vermont, chez l'écrivain, et disponible en K7.

- "Ex-Libris", Une, 7 avril 1993. Comprend un reportage tourné dans le Vermont.

- "Bouillon de culture", A2, 17 septembre 1993

Cinq autres émissions où les invités parlent de Soljenitsyne :

- "L'invitée du jeudi", A2, 26 février 1981 : Hélène Carrère d'Encausse

- "7/7", Une, 9 juillet 1989 : Pierre Bergé

- "Apostrophes", A2, 22 juin 1990 : Jean Daniel et Jean d'Ormesson

- "Bouillon de culture", A2, 22 septembre 1991 : Claude Durand

- "7/7", Une, 3 octobre 1993 : Jack Lang

Journaux Télévisés : cinquante présentent un reportage ou une brève sur Soljenitsyne, principalement :

- en 1989 : autorisation de la publication de l'Archipel du Goulag à Moscou

- en 1991 : restitution de la nationalité soviétique à Soljenitsyne

- en 1993 : visite en Vendée

- en 1994 : retour en Russie

Dans la base ORTF : un seul JT sur quatre répertoriés a pu être visionné :

- TF1, 20 heures, janvier 1975 : présence de l'écrivain à Paris pour (entre autres) le lancement du deuxième tome de l'Archipel

 

Presse consultée à la Bibliothèque nationale

La presse a été consultée en rapport avec les temps forts de la médiatisation de Soljenitsyne : au moment des émissions de télévision en juin 1974, avril 1975, mars 1976, décembre 1983, septembre 1993, que la presse commente ; des polémiques à son sujet, de janvier à la mi-février 1974 ("affaire Soljenitsyne") ; de l'hommage en Vendée en septembre 1993. Autant dire que nous avons privilégié les désaccords ; nous n'avons pas étudié les comptes-rendus que font les critiques littéraires de ses livres ; par contre, nous avons abordé la réception de l'Archipel du Goulag en 1974, à un moment où les sources audiovisuelles sont muettes.

Le choix des titres de presse est forcément limité. Nous avons étudié trois quotidiens : Le Figaro, journal de la droite libérale et conservatrice ; L'Humanité, organe du Parti communiste ; Le Monde, journal dont la couleur politique est plus difficile à cerner - disons "gauche chrétienne", marxisante dans les années soixante-dix sous la direction de Jacques Fauvet. Deux hebdomadaires d'informations générales : L'Express, magazine libéral et Le Nouvel Observateur, magazine de la gauche intellectuelle. Enfin, un hebdomadaire de télévision, Télérama, de sensibilité "chrétien de gauche". Nous n'avons pas étudié Libération, alors même que l'évolution spectaculaire de ce quotidien né peu avant le début de notre période, en 1973 - du gauchisme à la gauche "moderne" - serait intéressante à étudier à travers le prisme Soljenitsyne. Mais il existe peu d'articles le concernant, et il n'y a notamment aucun commentaire des émissions de télévision.

Quotidiens :

- Le Figaro     MICR D-13

- L'Humanité  MICR D-30

- Le Monde    MICR D-66

Magazines d'informations générales :

- L'Express                      LC2-6875

- Le Nouvel Observateur  FOL-Z-1575

Magazine de télévision :

- Télérama                       4-JO-8368

 

Article

BESANCON Alain, "Soljenitsyne à Harvard" in Commentaire, n°4, 1978, pp. 468-475 

 

Livres

DANIEL Jean, L'Ere des ruptures, Paris, Grasset, 1979

PIVOT Bernard, Le métier de lire. Réponses à Pierre Nora, Paris, Gallimard/Le Débat, 1990

SOLJENITSYNE Alexandre, Une journée d'Ivan Denissovitch, Paris, Julliard, 1963 et 1976

                                                Zacharie l'Escarcelle, Paris, Julliard, 1971

                                                Les droits de l'écrivain, Paris, Points Seuil, 1972

                                                L'Archipel du Goulag, Paris, éditions du Seuil, 1974-1976

                                                Le déclin du courage. Discours de Harvard, Paris, éditions du Seuil, 1978

                                                Nos pluralistes, Paris, Fayard, 1983

                                                Comment réaménager notre Russie ?, Paris, Fayard, 1990

                                                Le grain tombé entre les meules, Paris, Fayard, 1998

Bibliographie

 

Ouvrages généraux

CHIAMA Jean, SOULET Jean-François, Histoire de la dissidence. Oppositions et révoltes en URSS et dans les démocraties populaires de la mort de Staline à nos jours, Paris, éditions du Seuil, 1982

DROZ Bernard, ROWLEY Antoine, Histoire générale du XXème siècle, tome 3 : Expansion et indépendances, 1950-1973, Paris, Points Seuil, 1987

FURET François, Le passé d'une illusion. Essai sur l'idée communiste au XXème siècle, Paris, Robert Laffont/Calmann-Lévy, 1995

JELEN Christian, WOLTON Thierry, L'Occident des dissidents, Paris, Stock, 1979

RIEFFEL Rémy, La tribu des clercs. Les intellectuels sous la Vème République, Paris, Calmann-Lévy, 1993

RIGOULOT Pierre, Les paupières lourdes. Les Français face au Goulag : aveuglement et indignation, Paris, éditions universitaires, 1991

WINOCK Michel, Le siècle des intellectuels, Paris, éditions du Seuil, 1997

 

Ouvrages sur Soljenitsyne

Soljenitsyne, colloque de Cerisy-la-Salle du 8 au 12 juin 1973, Paris, 10/18, 1974

BLIME Laurent, Histoire politique d'une littérature engagée : la réception de l'oeuvre d'Alexandre Soljenitsyne en France (1962-1974), Paris, IEP, mémoire de DEA, 1992

BOSQUET Alain, Pas d'accord, Soljenitsyne !, Paris, éditions Filipacchi, 1974

CLEMENT Olivier, L'esprit de Soljenitsyne, Paris, Stock, 1974

KOGAN Emile, Du bon usage de Soljenitsyne - essai de psychologie politique, Paris, Maurice Nadeau/Papyrus, 1983

LEFORT Claude, Un homme en trop. Réflexions sur l'Archipel du Goulag, Paris, Points Seuil, 1976

MARION Corrine, Qui a peur de Soljenitsyne ?, Paris, Fayard, 1980

NIVAT Georges, Essais sur Soljenitsyne, Lausanne, L'Age d'homme, 1974

                           Soljenitsyne, Paris, éditions du Seuil, collection "Ecrivains de toujours", 1980

                           directeur du Soljenitsyne, Cahier de L'Herne, 1971

 

Ouvrages sur les médias

BRASEY Edouard, L'Effet Pivot, Paris, Ramsay, 1987

DUCCINI Hélène, La télévision et ses mises en scène, Paris, Nathan-Université, 1998

LEGRIS Michel, Le Monde tel qu'il est, Paris, Plon, collection "Tribune libre", 1976

 

Articles

DOMENACH Jean-Marie, "Le Monde en question" in Esprit, Paris, avril 1976, pp.769-778

DURAND Claude, "Le choc Soljenitsyne" (interview) in L'Histoire, Paris, juillet-août 1998, pp.66-68

NIVAT Georges, "Soljenitsyne" in Etkind Efim, Nivat Georges, Serman Ilya, Strada Vittorio, Histoire de la littérature russe. Le XXème siècle, tome 3 : Gels et dégels, Paris, Fayard, 1990

RIEFFEL Rémy, "Illustres inconnus et inconnus illustres/notice sur Claude Durand" in Le Débat, Paris, mai-août 1988, n°50

WERTH Nicolas, "Goulag : les vrais chiffres" in L'Histoire, Paris, septembre 1993